Cosmos, 2015-2016 50 photographies numériques présentées sous la forme d’un panorama au format global 50x148 cm, impression papier mat - Anaelle Berroche
Cosmos, 2015-2016 50 photographies numériques présentées sous la forme d’un panorama au format global 50x148 cm, impression papier mat
Cosmos est un ensemble de 50 photographies noir et blanc présentées sous la forme d’un panorama au format de 50x148cm. Je conçois l’héritage au sens universel voire interstellaire du terme. Je me rapproche des mots de Trinh Xuan THUAN qui parle de généalogie cosmique. Je pense naïvement que nous sommes une matière physique issue d’une chimie presque irreprésentable, que l’on nomme vulgairement « l’explosion des étoiles ». Avec mon objectif comme outil, j’explore l’infiniment petit et je fixe les limites de l’immensément grand. C’est alors que le poil et l’océan, le volatile et la lumière, le plastique et le nuage, le nombril et la montagne, habitent ce paysage « global » de l’héritage que nous sommes.

Le noir et blanc renforce l’atemporalité de l’oeuvre. Le flou de certaines scènes incite notre imaginaire à s’approprier l’image. Des objets désuets tels que des vieux clous « coexistent » auprès d’instants éphémères comme la flamme d’une bougie d’anniversaire ou la vue d’un chevreuil. La lumière anime ces matières minérales, végétales, animales et sculpturales où il se pose cette question incessante du cycle de la vie et de la mort. Cosmos implique un rapport à l’origine car la vie humaine et terrestre que nous sommes aujourd’hui est le résultat du passé. L’héritage est donc le lien entre ce qu’il s’est fait et l’héritier, celui qui va transformer.
Anaëlle Berroche, mars 2016

« Les étoiles sont nos ancêtres. Ce sont elles qui ont fabriqué par leur alchimie nucléaire tous les éléments dont nous sommes constitués, et qui sont responsables de la beauté et de la complexité du monde. Une statue de Rodin, les pétales d’une rose, les bêtes sauvages, les êtres humains ne sont que des poussières d’étoiles. »
Dictionnaire amoureux du ciel et des étoiles, Trinh Xuan Thuan, Catherine Dubreuil, 2009

Complément:
Nicéphore Niépce a réussi pour la première fois en 1826 à fixer l’image insaisissable de la camera obscura. Il n’est plus uniquement question du « faire » de la main humaine que ce soit dans la pratique du dessin ou de la peinture. En temps réel, la photographie fixe une image à vie sur un support pérenne. Il y a création de l’image lors de sa prise mais aussi dans sa fixation. Afin de répondre à la problématique de l’Héritage, j’ai usé de la photographie qui est selon moi, l’empreinte de mon passage.

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